Je ne saurais le dire. Tout ce que j’ai appris sur l’être humain en général, et sur celui-ci en particulier, n’a fait que contribuer à en brouiller les contours, à en diluer la substance. Mais je sais pourquoi. Comme tout ce qui nous entoure, nous sommes un petit moment d’une longue histoire. C’est une histoire d’énergie, de fragmentation, d’attraction, d’assemblage. C’est une histoire brouillonne et hasardeuse, et nous sommes des êtres brouillons et hasardeux. Mais ça continue, et le hasard poursuivra ses embrouilles bien après notre effacement.
 
Le fait que nous puissions jouir et souffrir n’est sans doute pas plus étonnant que le reste, ce n’est d’ailleurs pas notre apanage, mais cette faculté ajoutée à celle de réfléchir nous jette dans des abîmes de tourments et d’excès divers. D’entre les diverses manières de composer avec nos puissances et nos folies, j’ai toujours été davantage séduit par la sagesse, peut-être parce qu’elle rime avec paresse. Il n’y a de sage, paraît-il que celui qui sait ne pas l’être: c’est toujours ça de pris.
 
Je sens et je pense. Je souffre donc toujours, je jouis parfois, je ne ris pas aussi souvent que j’aimerais. Ah oui, j’aimerais, j’aimerais souvent, et parfois j’aime simplement. C’est ce que je connais de meilleur.
Quelqu’un
Mon nom: Jef
Ma ville: Montréal
Mon pays :
            Québec par coeur
            Canada par fatalité
Mon métier: prof (à la retraite)
Mon occupation: vaguer et divaguer
Ma vocation: philosophe
Une qualité: curieux
Un défaut: dilettante
Mon rêve: savoir ce que savent les dieux... et mieux faire.

Quelques repères :

Montréal-Nord
L’enfance

Rosemont
L’adolescence

Le collège Sainte-Marie
Les grandes découvertes

L’U de M
La grisaille académique

Le Cégep Maisonneuve
Le choc du réel

Le Cégep Ahuntsic
Beautés et misères du métier

La retraite
Tel qu’en nous-même enfin la liberté nous change






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Qui je suis