Ce temps du possible, qui surgit du futur et vient vers nous, c'est celui du projet, de l'entreprise, un temps profondément différent de celui de la mémoire et du souvenir, qui lui s'étire depuis le passé jusqu'au présent; jusqu'à l'avenir, même, dans la mesure où nos anticipations ne sont souvent que des prolongements de notre expérience passée. Et comme il est difficile, souvent, de secouer l'inertie de ce fatalisme pour retrouver l'enthousiasme des débuts!
La question est de savoir ce qu’il en est de cela que nous explorons avec notre imagination ou notre mémoire: sentons nous bien en cela la résistance que nous oppose le tissu même du réel?
Si le possible est réel, son temps est aussi le temps du réel, et le temps de la mémoire, si on en fait l'histoire d'une fatalité, une fatale erreur. Ω